25 mars 2015

klassif ...





Classification … Piège Abscons* !
*Complexe au point de n’avoir plus aucun sens ou presque. Qui est caché, mystérieux

La CFDT, la CGC et la CFTC ont signé valablement le projet de classification du 19 décembre bradant ainsi nos avantages acquis, ce à quoi se sont opposés les syndicats majoritaires CGT, FO et SNU.

Pourtant, les syndicats signataires demanderont au juge du TGI le 7 avril de valider le texte et d’ordonner son application estimant que la procédure d’opposition n’était pas valide dans la forme.

Concrètement, tous les salariés restent dans l’attente d’une nouvelle classification qui permette une meilleure prise en compte de tous les métiers de Pôle emploi.

SUD est contre l’accord de classification proposé car il ne répond pas aux engagements pris au moment de la fusion de reprendre le meilleur des deux en matière d’évolution des rémunérations et de déroulement de carrière. 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Pôle emploi avait promis monts et merveilles aux agents sous statut public dans une bel(le) grille de repositionnement dans la classification RAC pratiquant ainsi la pêche au « lamparo ».

Et voilà que le projet de classification met fin au rêve en augmentant le nombre d’échelons et en cloisonnant l’accès aux catégories socio professionnelles des niveaux supérieurs : Employé(e) tu es ! Employé(e) tu resteras… longtemps.

SUD revendique ce que permet déjà la classification RAC :

-       un toilettage de la grille actuelle pour y intégrer les métiers du placement, de l’orientation et tout nouveau métier à venir pour tous les agents quel que soit leur statut.
-       la généralisation dans Pôle emploi des accords en vigueur en Pays de Loire concernant le déroulement de carrière, notamment l’automaticité des promotions.


Et pour garantir son application, SUD réclame la transparence:

- dans la mobilité géographique et professionnelle par un affichage mensuel nominatif des mouvements de personnels (entrées / sorties, affectations, mutations, CDD, licenciements, démissions…) 
- dans la politique de gestion des carrières par l’affichage des promotions
- dans le suivi et le traitement des réclamations par la création d’une Commission Paritaire Locale de Conciliation.

Pays de Loire ! Terre d’espoir ?

18 mars 2015





Article de Presse  en partage ... (Mediapart Article 17 MARS 2015)

Chômage : le coup de massue des droits rechargeables


« Désormais, plus on travaille, plus on a de droits. Chaque fois qu’un demandeur d’emploi retravaillera, il accumulera des droits sans perdre ceux déjà acquis. Il n’aura plus à s’inquiéter d’une possible perte de son allocation s’il retrouve un travail temporaire. » C'est ainsi que le ministère du travail qualifiait le 6 octobre dernier les « droits rechargeables », ce dispositif obtenu à l’arraché lors de la dernière négociation sur l’assurance chômage et signé par trois syndicats sur cinq (CFDT, FO, et CFTC) : « une belle avancée pour les demandeurs d’emploi ». Cinq mois après leur entrée en vigueur, la réalité est tout autre pour des milliers de précaires et chômeurs, dont certains vivent un véritable drame social.
À l’image de ceux récoltés par la CGT chômeurs rebelles du Morbihan, très active sur cette question, les témoignages se multiplient sur les effets pervers de cette mesure phare du gouvernement. « Nous n’avons jamais été autant sollicités, assure Pierre-Édouard Magnan, délégué fédéral du Mouvement national des chômeurs et précaires(MNCP). Pour trouver un équivalent, il faut remonter dix ans en arrière, jusqu’auscandale des "recalculés". » En 2004, 400 000 demandeurs d'emploi s'étaient en effet retrouvés privés de leur allocation chômage du jour au lendemain, après la renégociation par les partenaires sociaux de la convention d’assurance chômage. 
Occupation d'une agence Pôle emploi dans la région lyonnaise en novembre 2014
Occupation d'une agence Pôle emploi dans la région lyonnaise en novembre 2014 © @DR
Le récit des « rechargés » d’aujourd’hui est tout aussi inquiétant : « Ma fille est psychologue, et avait le projet de partir à La Réunion, raconte Brigitte. Pour financer son départ, elle a fait des remplacements dans de grandes enseignes de distribution et dans l'animation, histoire de glaner quatre sous. » Une fois sur l’île, la jeune femme ouvre des droits au chômage pour quelque temps avant d’être acceptée pour un CDD d’un an au sein d’une mission locale. Mais lorsqu'elle constitue en décembre 2014, à l’issue de ce contrat, un nouveau dossier à Pôle emploi, ce dernier applique la réforme des droits rechargeables. « Ils sont remontés jusqu’en 2013 et aux droits ouverts sur la base des petits boulots effectués à ce moment-là, explique Brigitte, révoltée par le sort de sa fille. L'année à temps plein n'est pas prise en compte et elle a donc droit à 420 euros mensuels seulement jusqu'en janvier 2016 ! »
En accusation dans cette affaire, le système de calcul. Avant la nouvelle convention d’assurance chômage, les droits ouverts pour les chômeurs étaient calculés en fonction de l’indemnisation la plus favorable. Mais depuis la mise en place des « droits rechargeables », les indemnisations versées aux demandeurs d’emploi sont calculées sur les anciens droits non épuisés (Pôle emploi remonte dans l’historique professionnel plus de trois ans en arrière à partir de la date d'inscription à Pôle emploi). Soit une avancée pour ceux qui acceptent un poste moins bien payé (l'allocation perçue se décale mais ne baisse pas tant qu’ils n’ont pas utilisé tous leurs anciens droits) et une double peine pour tous ceux dont le dernier emploi était mieux rémunéré que les précédents. Ils se retrouvent bloqués dans d'anciens droits, à l’indemnisation moins avantageuse. Principales victimes : les personnes passant d’un temps partiel à un temps plein, enchaînant les CDD plus ou moins bien rémunérés, les intermittents, ou encore ceux qui connaissent une progression salariale.  
Laurence, trentenaire, est dans ce cas. Elle a travaillé pendant quatre ans à l’étranger comme contractuelle pour le ministère des affaires étrangères. Elle rentre en France en 2012 et s’inscrit au chômage. Elle y restera deux mois avant d’obtenir un contrat auprès d’un opérateur du ministère de la justice œuvrant dans le domaine de la coopération internationale. Au bout d’un an et demi, sans réelles possibilités d’évolution, la jeune femme décide de se réorienter et effectue une rupture conventionnelle pour faire un bilan de compétences. Elle s’inscrit donc auprès de Pôle emploi. Son dossier d’indemnisation, compliqué, met plusieurs mois à aboutir. Quand la décision tombe, Laurence est atterrée. Elle va toucher environ 1 200 euros par mois, son indemnisation étant calculée sur son salaire perçu au sein du ministère des affaires étrangères (hors primes), en 2012. « J’ai cotisé ces deux dernières années, sur un salaire de 2 800 euros net, pensant avoir le temps de voir venir en cas de réorientation professionnelle, s’insurge la jeune femme. Cet argent, il est passé où ? »
Si le rechargement des droits, allongeant la durée d’indemnisation possible, peut paraître séduisant, la mesure sous-jacente de « l’épuisement des droits » fait bondir certains agents de Pôle emploi, comme Catherine Barbier, à Saint-Brieuc. « Le rechargement n’intervient qu’après avoir été au bout des anciens droits. Ce qui veut dire qu’on peut rester des mois, voire des années avec un taux de misère, avant que les nouveaux droits ne prennent le relais, explique la déléguée syndicale CGT. Par exemple, un étudiant qui pendant deux ans a travaillé un samedi par semaine pour payer ses études, il lui faudra 700 jours avec une indemnité de rien du tout pour arriver au bout et pouvoir prétendre toucher l’indemnité correspondant à son emploi suivant. » C’est aussi ce qui révolte Laurence : « J’ai droit à 665 jours d’indemnisation, mais ça me paraît évident que je ne resterai pas tant de temps au chômage, surtout avec un montant si faible. Je reprendrai mon sac à dos et j’irai chercher un travail à Berlin ou à Bruxelles… Donc je ne comprends absolument pas la logique. »
« L’incompréhension est totale car ça défie le bon sens, rapporte Pierre-Édouard Magnan du MNCP. En plus, c’est injuste, mais légal. Et il n’y a aucun recours possible selon nos avocats. » Les partenaires sociaux (à l’exception de la CGT et de la CFE-CGC, vent debout depuis le début contre la nouvelle convention Unedic) refusent pourtant de revenir en arrière, préférant parler d’un « bug », d’un « raté » dont il s’agirait de corriger les effets.

Négociations en vue d'un nouvel accord

Le projet d’origine poursuivait un but clairement énoncé : inviter au retour à l’emploi, inciter les chômeurs à accepter un contrat, même à durée limitée, sans craindre d’être sortis du dispositif de l’assurance chômage. D’un point de vue comptable, « il vaut mieux que les chômeurs acceptent n’importe quoi plutôt que de peser sur les finances de l’Unedic », assure le sociologue Mathieu Grégoire (retrouver ici notre entretien). Une logique de court terme que décrypte ce spécialiste du travail « discontinu » : « Il est plus intéressant pour les gestionnaires d’ouvrir la possibilité de droits plus longs mais plus faibles, cela fait baisser les flux financiers. » Effectivement, tous les chômeurs indemnisés ne profiteront pas de la totalité de leur « stock » de droits. Idéologiquement, les droits rechargeables sont donc dans la droite ligne d’une approche de l’assurance chômage fonctionnant sur le mode de l’épargne individualisée. On touche, au jour près, ce que l’on a cotisé, et tant pis si entretemps la situation a changé. 
En permettant les allers-retours entre l’emploi et le Pôle emploi, l’Unedic et les partenaires sociaux signataires de cet accord valident également une précarité massive, dont il convient de s’accommoder. Actuellement, la moitié des indemnisés sont issus des contrats à durée déterminée. Les « intermittents » de l’emploi sont passés de 500 000 en 1997 à 1 million 700 000 aujourd’hui. « Cette précarité est réelle, il faut l’admettre et prévoir des droits pour ces salariés-là, concède Mathieu Grégoire. Mais là, ces droits sont trop faibles et inadaptés. » 
Admettant le recul qu’ont pu constituer cinq mois d’application des droits rechargeables pour les chômeurs, les partenaires sociaux pourraient se réunir pour amender le texte. La piste la plus évidente est d’élargir le « droit d’option », jusqu’ici réservé aux apprentis, à un plus grand nombre de bénéficiaires. Grossièrement, il s’agit de choisir entre les deux montants celui qui est le plus favorable, quitte à y perdre en nombre de jours (un retour à l’ancien système). Jusqu’où pourrait aller la remise en cause ? Véronique Descacq, négociatrice pour la CFDT, estime que le droit d’option pourrait concerner ceux qui ont 30 % d’écart entre les indemnités correspondant à deux périodes travaillées, et ceux qui ont une indemnité journalière faible. 
Le droit d'option « réglerait la quasi-totalité des cas problématiques », assure la syndicaliste, pour qui l’allongement de la durée de prise en charge permet par ailleurs aux chômeurs de se former. « Si la croissance repart, la qualification des chômeurs sera la clef. » Pierre-Édouard Magnan est nettement plus réservé : cette solution, « j’en suis bien conscient, va éteindre l’incendie, et soulager les agents de Pôle emploi qui, pour le moment, se retrouvent face à la colère des usagers. Mais en demandant au chômeur de choisir, on lui demande aussi de renoncer à des droits qu’il a pourtant acquis ».Dans une note publiée mi-janvier, à lire ici, l’Unedic, l’organisme paritaire de gestion de l’assurance chômage, dont le déficit abyssal obsède gouvernement et patronat, reconnaît des dysfonctionnements. Elle admet notamment un montant de l'allocation chômage versée aux demandeurs d'emploi qui alternent emploi et période sans activité jusqu'à 40 % moins élevé que ce qu'il aurait été, si le régime de l'assurance chômage n'avait pas été réformé. Néanmoins, elle minimise la portée des effets négatifs en estimant à seulement 30 000 personnes par an le nombre de personnes touchées. En effet, ne sont considérées comme lésées que les personnes dont l’écart entre les rémunérations considérées pour le calcul de droits excède 30 %, ayant retravaillé au moins un an, et dont le reliquat de « droits ouverts » est supérieur à 6 mois. Autant de restrictions qui font baisser les chiffres. La CGT, qui parlait elle au départ de 500 000 personnes concernées, a revu son estimation et parle désormais de 100 000 personnes « spoliées ». Dans un cas comme dans l’autre, cette situation est loin d’être anecdotique.
Les négociations, prévues ce mercredi 19 mars, ont cependant été reportées à la demande du Medef, faute d’accord préalable à la fois sur le chiffrage et les solutions. « Si les partenaires sociaux reviennent dessus, ce sera à coût constant, met en garde Mathieu Grégoire. Si le droit d’option est adopté, les syndicats devront offrir quelque chose en échange au patronat. » Un pis-aller en attendant la prochaine convention sur l’assurance chômage, en 2015.

18 février 2015


C'est aujourd'hui la journée internationale du droit de grève, premier acquis du droit syndical pour les syndicats de lutte à laquelle participe SOLIDAIRES.
Rappelons nous que ce droit est très récent et ce n'est pas anodin qu'il ait été inscrit dans note constitution au lendemain de la libération.

N'oublions pas que c'est essentiellement par la grève que des générations de travailleurs ont amélioré leurs droits parfois en sacrifiant leur vie.
Et la France a donné l'exemple au monde entier de sorte qu'aujourd'hui la grève reste encore dans de nombreux pays la seule raison d'espérer et souvent la seule possibilité de résister et de lutter.
Jusqu’au XIXe siècle, non seulement la grève était interdite en France mais elle constituait un délit pénalement sanctionné. Ce n’est que le 25 mai 1864 qu’une loi mit fin à cette pénalisation de la grève, mais la grève constituait toujours un motif de rupture du contrat de travail et pouvait justifier un licenciement du salarié gréviste ou une intervention de la force armée avec heurts sanglants et victimes.
Pourtant, malgré les risques encourus par les salariés, la grève a joué tout au long de la IIIe République un rôle majeur dans la vie politique et sociale (ex : grève générale avec occupations d’usines en 1936, après la victoire du Front populaire qui ont permis de gagner les congés payés).
Ce n’est qu’à la Libération que le droit de grève est pleinement consacré. Il est inscrit dans le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 : "Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent".
Puis sous la Ve République, le droit de grève est totalement reconnu (le préambule de la Constitution de 1958 fait référence au préambule du texte constitutionnel de 1946)
Voici un lien sur un livre en retraçant l'histoire.
Un autre acquis social est en discussion demain à Matignon : la remise en cause des Comités d'Entreprise qui fêtent leur 70 ans cette année, lesquels avaient été créés en 1945 à l'initiative du Conseil National de la Résistance.
Manuel VALS en personne présentera donc demain un projet de loi aux partenaires sociaux sur la "modernisation du dialogue social". Et oui les intitulés sont souvent trompeurs pour cacher dans les sous titres et les interlignes le véritable contenu du projet qui vise à revenir sur 70 ans de lutte sociale et retourner aux années 30.
Donc croyez bien que le 9 avril 2015 nous devrons nous mobiliser fortement pour la journée de grève générale déposée par SUD, FO et la CGT afin de montrer que la lutte c'est classe.
Ne donnons pas de répit aux patrons, usons du droit de grève pour préserver nos acquis sociaux.

Tou(te)s en Grève le 9 avril 2015.









23 janvier 2015

Klassif suite ...








Vous trouverez ci aprés  un lien pour lire  une déclaration des syndicats majoritaires d'opposition SNU/CGT/FO au projet de classification signé par les syndicats minoritaires CFDT/ CFTC/ CGC qui demandent au TGI de valider l'accord.







Pour SUD Emploi PACA,  nous avons demandé qu'un point sur la mise en œuvre de la classification, aussi bien l'actuelle que la future, soit discutée au prochain CE.

La Direction a refusé d'inscrire ce sujet à l'ordre du jour du CE du 29 janvier.

Comme nous l'avions annoncé l'été dernier, nous invitons donc l'ensemble des syndicats de PACA à une intersyndicale afin d'envisager la poursuite du mouvement du 19 juin 2014.

La négociation doit continuer sur la base des revendications que nous avons portées en juin dernier....


Mobilisons nous !

 

Message de la Direction qui tournait sur Pole emploi Intra : 
 
Le 19 décembre 2014, suite à la signature valide par trois organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et CFTC) de l’accord classification, les trois organisations non signataires (CGT, CGT-FO et SNU) ont fait savoir à la Direction qu’elles faisaient valoir leur droit d’opposition à la mise en œuvre de cet accord. Nous vous en avons informé le jour même.
Les Organisations non signataires en parallèle de faire jouer leur droit d’opposition, ont demandé la réouverture des négociations. A l’examen de leurs revendications nous ne trouvons aucun élément qui n’ait déjà été largement débattu au cours des 18 réunions de négociation. En l’absence, donc, d’éléments permettant de penser qu’une poursuite de la négociation puisse aboutir, nous avons confirmé à ces organisations syndicales que les négociations étaient closes.
Par ailleurs, nous sommes aujourd’hui informés par les trois organisations syndicales signataires de cet accord qu’elles ont saisi le Tribunal de Grande Instance de Paris afin qu’il déclare irrégulières les oppositions formées par les organisations non signataires et dise que cet accord entrera en vigueur dès le lendemain de son dépôt auprès des services du ministère en charge du travail.
Dès que le Tribunal aura rendu son jugement, nous reviendrons vers vous afin de vous informer de sa décision et des conséquences éventuelles de celle-ci.


9 janvier 2015

Rassemblement soutien

8 janvier 2015

Contre la Barbarie et Pour la Liberté


L’innommable s’est produit hier dans les locaux de Charlie Hebdo. Rien ne peut justifier une telle monstruosité empreinte de lâcheté.

Ce message pour exprimer le désir de toujours lutter pour la défense de la liberté de penser et de s’exprimer pour tous, pour la défense de la liberté de la Presse, pour la défense des valeurs de la République et de la démocratie, la fierté de vivre dans un pays où la laïcité prime, le soutien à Charlie Hebdo contre les assassins de la liberté d’expression, contre les intégrismes et les fascismes quelles que soient leurs formes.

Tous solidaires #JeSuisCharlie